10 légendes urbaines du monde entier

Cavalier sans tête, ogres et fantômes sur la route… Voici les légendes urbaines les plus effrayantes !
Apparition femme blanche sur la route dans le brouillard
L’auto-stoppeuse fantôme est l’une des nombreuses légendes urbaines qui circulent dans le monde | CÉDÉE

A-tu dĂ©jĂ  entendu parler des lĂ©gendes urbaines ? Des femmes coupĂ©es en deux qui te poursuivent, des crĂ©atures qui assassinent ton chien et se cachent sous ton lit, des auto-stoppeuses fantĂ´mes, des monstres qui assassinent les troupeaux et le Diable lui-mĂŞme sĂ©questrant des jeunes filles Ă  dos de cheval.

Il s’agit lĂ  des ingrĂ©dients des dĂ©nommĂ©es lĂ©gendes urbaines qui nous arrivent des quatre coins du monde et qui se rĂ©pandent comme une trainĂ©e de poudre dans la culture populaire. Leur secret rĂ©side dans le fait de dĂ©ambuler sur la frontière fragile entre le paranormal et la rĂ©alitĂ© : elles se construisent Ă  partir de faits rĂ©els supposĂ©s. Nous te prĂ©sentons les 10 lĂ©gendes urbaines les plus terrifiantes du monde.

10 légendes urbaines du monde entier

Jadis, dans les villages anciens, on y racontait des légendes et des mythes censés expliquer des phénomènes naturels, l’origine d’un lieu ou quelque chose d’inexplicable. Ces histoires furent transmises de génération en génération donnant lieu à ce que nous connaissons aujourd’hui comme culture populaire. Au cours des siècles, les histoires se sont enrichies et se sont multipliées.

Dans le monde contemporain, il existe certaines histoires morbides et mystérieuses qui se diffusent de bouche à oreille jusqu’à devenir ce que l’on appelle des légendes urbaines. Leur particularité est qu’elles se trouvent à la frontière entre la fantaisie et la réalité et, bien que nous préférons de manière générale ne pas y croire, leur halo magique et terrifiant nous attire pourtant énormément.

Voici les légendes urbaines qui, recueillies à travers le monde entier, sont arrivées jusqu’à nous pour nous avertir de certains dangers ou simplement pour nous laisser morts de peur.

LĂ©gendes urbaines mexicaines

Le Mexique est l’un de ces lieux du monde oĂą la culture est très liĂ©e Ă  la tradition orale et Ă  l’univers de la magie. Au cours du temps, de nombreux mythes et de nombreuses lĂ©gendes se sont consolidĂ©s pour expliquer des phĂ©nomènes, moraliser ou simplement terroriser les foules. Certaines d’entre elles donnent la chair de poule… Ne passe pas Ă  cĂ´tĂ© de ces histoires !

1. La pleureuse

Parmi les lĂ©gendes urbaines mexicaines les plus populaires, la « Llorona Â» (la pleureuse) est aussi la plus connue Ă  l’étranger, de telle manière que cette lĂ©gende est devenue un Ă©lĂ©ment clĂ© de la culture mexicaine.

Le mythe de la pleureuse raconte l’histoire d’une adolescente qui, cherchant la prospérité, émigra de la campagne vers la ville pour travailler au service d’une riche famille. Le fils du couple, impitoyable, s’amouracha de la jeune fille mais elle tomba enceinte et les parents la licencièrent, sans chercher plus loin. Elle revint donc chez elle.

Les parents de la jeune fille avaient de profondes convictions religieuses et désapprouvèrent sa grossesse. La jeune fille, profondément attristée, descendit sur les berges du fleuve et là-bas, seule et consumée par le remord, elle mit au monde son enfant. Apeurée par cette naissance, elle jeta l’enfant dans les eaux agitées du fleuve. Lorsqu’elle se rendit compte de son geste, elle se mit à courir et à poursuivre le bébé en criant avec angoisse.

La légende dit que les paysans et les voyageurs continuent d’entendre, chaque nuit, les cris terrifiants de la pleureuse.

2. La légende du chevalier noir

Une lĂ©gende urbaine terrifiante et moralisante : celle du chevalier noir (Au Mexique, on l’appelle le cavalier). Une lĂ©gende qui est aussi l’une des plus rĂ©pandues parmi les villages mexicains.

Cette légende raconte que dans un village près de la frontière avec les États-Unis, vivait une jeune femme adorable dont la beauté était admirée de tous. En plus de sa beauté, la jeune femme avait développé un caractère capricieux et menait une vie dissolue, ainsi il était habituel de la voir partir avec plusieurs hommes du village jusqu’à des heures intempestives, ce qui faisait beaucoup souffrir sa mère, évidement.

Lors de l’une de ces sorties, alors qu’elle attendait l’homme avec qui elle avait rendez-vous, elle croisa le chemin d’un chevalier noir sur son cheval. Après avoir écouté quelques mots susurrés par le chevalier, la jeune femme fut conquise et accepta de partir avec lui en ballade sur le cheval.

Le cheval se mit en route et accĂ©lĂ©ra le rythme, de plus en plus vite, devant le regard terrorisĂ© de la jeune femme, qui voyait qu’à son passage, le cavalier laissait derrière lui de longues flammes. En s’accrochant au chevalier, elle sentit ses mains squelettiques couvertes de poils et vit les ongles longs et affilĂ©s : elle compris qu’elle avait Ă©tĂ© sĂ©duite par le Diable lui-mĂŞme.

La belle adolescente ne revint jamais au village et depuis, l’on recommande à toutes les jeunes filles d’avoir un comportement exemplaire au risque de vivre le même destin que celle-ci.

3. Le « chupacabras Â»

Bien que ce mythe soit enraciné dans bien d’autres pays de l’Amérique Centrale et au sud des États-Unis, c’est au Mexique qu’il eut le plus de succès et il en a même été fait des adaptations cinématographiques et littéraires.

Le légende vient de l’observation supposée d’un monstre terrifiant, qui ressemblait à un extraterrestre et qui assassina cinq animaux d’une ferme de Puerto Rico en 1995. Le mythe se répandit jusqu’au Mexique et au États-Unis où plusieurs paysans assurèrent avoir été témoins de la présence de cet être bipède, aux grands yeux, avec des pointes sur le dos et de longues griffes.

Depuis lors, le « chupacabras Â» (« le suceur de chèvres Â» en espagnol) a Ă©tĂ© dĂ©crit de plusieurs façons, mais il relaie essentiellement la tradition de certains mythes ruraux sur l’existence de monstres habitant les lacs et les lieux retirĂ©s (comme le monstre du lac) et qui ne sortent que la nuit ; il a une parentĂ© assez claire avec le mythe sanglant du vampire.

LĂ©gendes urbaines espagnoles

L’Espagne est aussi une terre de légendes et de mystère. Dans la péninsule ibérique, chaque région, chaque petit village possède ses propres légendes qui mélangent le mythe, la réalité et le folklore et qui se transmettent de génération en génération, enrichies à chaque fois par de nouvelles versions. Voici quelques-unes des légendes urbaines les plus répandues.

4. L’autostoppeuse fantôme

La solitude des routes secondaires en pleine nuit continue d’être à l’origine de légendes terrifiantes sur de supposées apparitions. La plus effroyable et la plus populaire est celle de la fameuse autostoppeuse fantôme.

La variante la plus répandue de cette légende urbaine raconte qu’un conducteur, lors d’une nuit obscure, décida de prendre une route secondaire pour rejoindre sa destination. La route, étroite et sinueuse, avait été le scénario de plusieurs accidents mortels mais cela ne dissuada pas ce conducteur expérimenté qui pris la route, décidé.

Dans l’un des tournants, plutôt serré, le conducteur observa la silhouette d’une jeune fille vêtue de blanc qui l’obligea à s’arrêter. Après que celle-ci lui demande de l’accompagner au village le plus proche, elle monte sur le siège arrière. Cependant, peu de temps après, elle disparait devant le regard stupéfait du conducteur. Le jour suivant, celui-ci lit dans le journal qu’une jeune fille a été retrouvée morte, quelques heures avant dans la même courbe où il la rencontra.

La lĂ©gende possède plusieurs variantes, mais elle finit toujours par l’une de ces deux versions : dans l’un d’elles, la fille essaie de prĂ©venir le conducteur du danger de ces tournants en lui disant Â« dans ce tournant, je suis morte Â» ; dans l’autre, la jeune fille veut se venger du conducteur qui la renversa.

5. L’homme au sac

Au Mexique, on utilise le mythe de la « Llorona Â» pour faire peur aux enfants et pour qu’ils soient sages. En Espagne, on a toujours utilisĂ© le personnage de l’homme au sac Ă  ces mĂŞmes fins. Cette histoire, qui est l’une des lĂ©gendes urbaines espagnoles les plus connues, trouve son origine dans des faits rĂ©els et est devenue l’une des lĂ©gendes les plus rĂ©pandues.

Le mythe commence au moment des faits connus sous le nom du « crime de Gádor Â» perpĂ©trĂ© Ă  AlmerĂ­a en 1910. Francisco Ortega Ă©tait atteint de tuberculose et un guĂ©risseur lui fit croire qu’il pourrait se soigner s’il assassinait un enfant, s’il en buvait le sang et s’il se frottait tout le corps avec les viscères de celui-ci.

Francisco Ortega partit à la recherche d’un enfant et trouva sur son chemin le petit Bernardo González Parra, qui, du haut de ses sept ans, jouait seul à l’extérieur. Francisco le mit alors à l’intérieur de son sac qu’il avait prévu à cet effet et l’amena au guérisseur qui lui avait mis cette idée en tête. Il le saignèrent et lui quittèrent les entrailles.

Francisco Ortega et le guérisseur furent condamnés par les autorités à la mort par strangulation.

6. Le vol des reins

L’une des lĂ©gendes urbaines les plus inquiĂ©tantes a Ă©tĂ©, durant plusieurs annĂ©es, le vol organisĂ© de reins car, Ă  la diffĂ©rence des histoires de fantĂ´mes, cette histoire-lĂ  possède des airs de rĂ©alisme. Cela pourrait arriver Ă  n’importe lequel d’entre nous !

La légende raconte qu’un jeune homme sortit en soirée un samedi et que, sur la piste de danse, il connut une jeune femme attirante qui lui offrit de continuer à faire la fête chez elle. Le jeune homme se décida à la suivre. Une fois dans l’appartement, la jeune femme lui offrit une boisson qui contenait une drogue pour le faire dormir.

La seule chose dont se souvint le jeune homme fut de se rĂ©veiller, tout endolori, dans une baignoire oĂą il Ă©tait plongĂ© dans une grande quantitĂ© de glaçons. Encore sous les effets de l’alcool et du sĂ©datif, il put tout de mĂŞme lire sur sa poitrine « appelle le 112 ou tu mourras Â». Après avoir appelĂ© les secours, et en attendant l’ambulance, le jeune homme inspecta son corps et dĂ©couvrit, atterrĂ©, deux fentes au niveau de la partie basse de son abdomen.

C’est alors qu’il comprit : on lui avait volĂ© les reins. Il vit aujourd’hui connectĂ© Ă  un appareil Ă  l’hĂ´pital.

LĂ©gendes urbaines japonaises

S’il y a bien un lieu dans le monde oĂą la terreur prend une dimension vraiment effrayante, c’est bien le Japon. Les Japonais sont passĂ©s maitres en la matière : ils sont très connus pour raconter des histoires d’horreur, Ă  mi-chemin entre le paranormal et la rĂ©alitĂ©, surtout au cinĂ©ma, ces dernières annĂ©es. Voici quelques-unes des lĂ©gendes urbaines japonaises les plus terrifiantes.

7. La femme à la bouche déchirée

L’origine de cette légende n’est pas très claire. Certains racontent la version d’une femme dont le mari la maltraitait et qui finit par lui déchirer la bouche. D’autres disent que ce fut une jeune femme victime d’un accident de circulation et qui en eut la bouche déchirée.

Quoi qu’il en soit, on dit que cette femme apparait avec un masque chirurgical sur le visage et qu’elle te demande si tu la trouves belle. Si tu lui dis non, elle te lacère le visage. Si tu lui rĂ©ponds oui, elle s’enlèvera le masque et lorsque tu pousseras un cri d’effroi en voyant son visage, elle te lacèrera le visage. Alors, si cette femme Ă  la bouche dĂ©chirĂ©e apparait (Kuchisake-onna), tu n’as pas d’échappatoire possible : tu es un homme mort !

8. Teke Teke

L’horreur japonaise possède toujours une touche un peu « gore Â», mais cette lĂ©gende-lĂ  dĂ©passe toutes les limites. Elle raconte l’histoire d’une Ă©tudiante qui mourut Ă©crasĂ©e par un train qui sectionna son corps en deux. Depuis lors, la nuit, la partie supĂ©rieure du tronc de cette jeune fille, devenue monstre, hante les rues des villes.

On la connait sous le nom de "Teke teke" pour le bruit que font ses doigts squelettiques au moment de s’impulser du sol pour pouvoir avancer (tek... tek... tek...). La lĂ©gende dit que si tu la rencontres sur ton chemin, tu es perdu : en plus d’être très rapide, elle n’arrĂŞtera pas de te poursuivre jusqu’à ce qu’elle te trouve et… qu’elle te coupe en deux, comme elle !

Légendes urbaines américaines

Les AmĂ©ricains sont aussi de grands passionnĂ©s de l’horreur et ils ont crĂ©Ă© des mythes et des lĂ©gendes comme Halloween, par exemple. De plus, comme cela arrive frĂ©quemment avec beaucoup des produits culturels amĂ©ricains, ces mythes n’ont pas tardĂ© Ă  traverser les frontières et Ă  se rĂ©pandre dans le monde entier. Voici la lĂ©gende la plus connue :

9. Le chien qui aboyait

La protagoniste de cette légende est une petite fille de neuf ans, fille unique d’un couple aisé qui vivait dans une belle maison. Les parents, pour que la petite fille ne se sente pas seule, lui offrirent un joli petit chien avec qui elle s’entendit très vite.

Les parents travaillaient beaucoup et, un jour, comme ils n’étaient toujours pas rentrés à la maison à la nuit tombée, la petite fille commença à avoir peur. Elle décida alors de s’allonger dans son lit, se cacha sous les draps et, pour se sentir moins seule, passa la main sous le lit où elle senti la langue humide de son chien.

Au bout d’un moment, assoiffĂ©e, la petite descendit Ă  la cuisine pour chercher un verre d’eau et y trouva son chien pendu avec quelques mots Ă©crits avec son sang : « Il n’y a pas que les chiens qui lèchent Â».

LĂ©gendes urbaines russes

La Russie est une terre ancestrale, traditionnelle, où le profane s’unit au religieux et au surnaturel, ce qui donne à leurs histoires un ton mystérieux et magique. Bien qu’elles ne nous soient pas toutes arrivées facilement, il existe aussi là-bas des histoires qui donnent la chair de poule.

10. l'affaire du «col Dyatlov».

Les faits qui ont alimentĂ© la lĂ©gende de l'affaire du «col Dyatlov» se dĂ©roulèrent le 2 fĂ©vrier 1959 dans les Monts Oural. Ce jour-lĂ , 9 excursionnistes qui campaient dans la rĂ©gion ont Ă©tĂ© perdus de vue : on retrouva seulement leurs tentes de camping griffĂ©es de l’intĂ©rieur. Des mois plus tard, leurs corps apparurent avec des signes apparents de violence.

Selon les premières chroniques, les neufs excursionnistes avaient abandonné leurs tentes de façon inexplicable, en les griffant de l’intérieur. Ils en étaient sortis peu vêtus et pieds nus, alors que les températures extérieures étaient inférieures à -15ºC. Les traces dans la neige menaient à une forêt où la police trouva les cadavres des randonneurs avec le crâne brisé, les côtes et les langues arrachées et des blessures internes mortelles.

Le cas devint un authentique dossier X, qui alimenta tous types de thĂ©ories, de l’attaque du mythique Yeti Ă  des opĂ©rations secrètes du KGB en passant par une invasion extraterrestre. Lorsque dans les annĂ©es 90, les archives secrètes furent ouvertes, le mystère ne fit que s’épaissir, car les enquĂŞteurs attribuaient les faits Ă  une « puissante force inconnue Â».

 



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